tournante

Mon poème de l'été

Although we may not
always feel it
We are guided throughout
To the brighter here
To the brighter now
Although we may not feel it
Always


et mon humeur...

Yahoo! Avatars
(vous voyez le London Eye derrière?)


Ambiance du moment...

Blogs autour

S'envoler, un peu, beaucoup

Dimanche 8 octobre 2006

Je vous ai laissé longtemps.
C’est que la vie était en train de me rattraper. Plus grande qu’au cinéma, plus intense, plus cruelle et plus belle. Et j’ai grandit. Je continue de sortir de ma graine, lentement. Mes ailes sont encore toutes froissées et je fais attention à ne pas les étirer trop tôt ; elles s’abîmeraient.

Pour me faire pardonner, je partage avec vous tout ce que j’ai appris et continue d’intégrer, et que peut-être maintenant je pourrai utiliser pour aider d’autres personnes.

En premier, par intermittence encore, le véritable amour ; celui qui n’est que joie et qui laisse l’autre libre. Quel soleil ! Je pensais qu'on le construisait, mais il peut être un cadeau aussi, et quelque fois malheureusement trop bien caché pour qu'il puisse nous éclairer
Ne pas oublier de s’aimer soi-même en passant, du même amour au minimum
Il n’est jamais trop tard pour aimer de cet amour là
Remercier pour tous les bonheurs car on ne sait pas pour combien de temps ils nous sont accordés
Lire « les Hommes viennent de Mars et les Femmes viennent de Venus » en s’écriant « Bon sang mais c’est bien sûr ! »  ne veut pas dire réussir à appliquer les excellents conseils qui y sont expliqués
Les hommes sont plus fragiles qu’il n’y paraît
La différence entre la foi et les attentes
Qu'on peut cumuler orgueil et manque de confiance en soi. A remplacer par humilité et estime de soi (en construction)
Rester soi-même en toute circonstance, même si on a peur de ne pas être aimé
Ne jamais jamais agir sous l’impulsion de la peur (sauf si notre vie est en danger, ce qui est rare)
Ce qu’est une dépression ; ce démon qui se saisit de tout pour détruire en nous, en commençant par ce que nous avons de plus précieux
Qu’il y a une voix très sage en moi qui me guide quand je suis assez calme pour l’entendre
Que je pouvais écrire des chansons d’amour
Qu’apparemment, étant maintenant officiellement une artiste, il faut m’attendre à des émotions bien plus intenses
Qu’il est des liens mystérieux qui nous attirent vers des endroits ou des personnes et qu’il faut aller voir ce qu’ils promettent, même en s’y prenant comme un pied, même en se plantant, car ensuite ces lieux et ces gens font partie de nous pour toujours, ils nous constituent au lieu de rester des rêves, et c’est ce que nous emmènerons avec nous quand notre corps ne sera plus.
Par Eärwen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 22 octobre 2006
Le week end dernier, j'étais à une réunion de famille où nous avons eu la chance d'entendre la lecture d'un texte qui m'a vraiment émue. Il est long, mais je vous l'offre. Je n'ai pas encore récupéré le nom du prêtre qui en est l'auteur. Il l'a improvisé un jour lors d'un échange. J'imagine des jeunes assis dans la salle à manger rustique d'une vielle auberge autour ce leur aumonier, qui leur parle d'égal à égal. Le partage.



Voyez-vous, moi, je vais vous dire cela :
Tout à l’heure, Lucien a parlé de fil et ça me donne une comparaison.

L’histoire de l’humanité c’est une longue tapisserie
et puis moi j’arrive en ce point là de la tapisserie,
ni avant ni après, ni plus à droite ni plus à gauche
et je suis nourri par cette tapisserie qui me situe

C’est un beau mot vous savez,
se situer,
trouver sa place,
sentir sa place,
prendre sa place.

Mais si cette tapisserie me situe,
moi je lui apporte ma couleur.
elle m’a mis en un point
et moi je brille de ma couleur en ce point
et là je suis original,
et là j’apporte quelque chose.
je n’ai pas choisi mon époque,
je n’ai pas choisi mon temps,
je n’ai pas choisi mon lieu ;
mais je fais ma petite lumière,
je fais ma petite couleur
et la tapisserie prend son sens de sa géométrie,
de sa distribution spatiale que j’ai reçues,
mais elle prend aussi son sens de la couleur que je lui apporte.
eh oui !...

Oh, je sais,
ne me dites pas demain je vais vivre !
Justement, laissez demain attendre demain.
Aujourd’hui quand même pour quelques minutes
soyons un peu des artistes et des curieux de l’essentiel.

Et comme c’est bien fait que tout cela puisse se jouer ensemble !
Le Dieu de l’univers,
l’amour du Christ,
et la vie avec les frères.
Les frères d’hier et les frères d’aujourd’hui.

Et soyons dignes de nos frères d’hier et de nos frères d’aujourd’hui
pour que l’on soit, pour ceux qui viendront après nous,
d’une manière ou d’une autre,
encore des lumières,
encore de l’amour.

C’est vrai, vous savez, notre langue française
- je ne sais pas les autres –
elle a quelque fois de ces ambiguïtés !

Faire l’amour, comme ça peut tout vouloir dire !
Le plus sublime et aussi quelquefois le plus bestial !

O obscurité des origines,
o ambiguïté des richesses !

Mais nous, certains de façon multiple,
certains autres d’une façon plus restreinte,
c’est ça que nous devons faire,
c’est la seule chose qui va rester de nous,
c’est l’amour qu’on aura fait,
l’intelligence qu’on aura faite,
la musique qu’on aura faite.

Toute ma chimie elle va se dissocier,
mais l’amour que j’aurai fait et que j’aurai donné,
la lumière que j’aurais reçue avec joie pour la transmettre,
et bien ! je ne serai pas tout à fait mort.

Il y aura au moins ça de moi.
En attendant ma résurrection,
il y aura ce mode de survie.

Et il y  a un avant dernier mot que je ne comprends pas très bien
probablement parce qu’il est hors de portée humaine,
c’est le mot « espérance ».
J’en comprend beaucoup, mais je sens et je pressens
qu’il est infiniment plus profond et plus riche
et que sa réalité je l’entrevois à peine.

L’espérance
qui est un mélange d’amour,
de confiance,
d’humilité,
de vie simultanée,
de situations contradictoires,
parce que celui qui espère c’est celui qui n’a pas
mais s’il n’avait rien il n’espèrerait pas.

C’est la vertu du voyageur,
c’est la vertu du passant,
c’est la vertu de celui qui, comme dit Supervielle :
(c’est Dieu qui dit ça »
« Je te coucherai dans la terre
où se font les arbres ».

Alors entre deux,
eh bien ! on espère
et quelquefois on ne sait pas trop bien ce qu’on espère,
comme l’enfant qui s’adresse à sa maman ne sait pas trop ce qu’il espère
mais il espère que l’amour de sa maman a pour lui, ça va lui faire du bien.
Et parce que j’ai cette espérance,
je trouve le courage de vivre dans les grandes difficultés.

Et voici le dernier mot :

Hier j’ai dit en boutade :
quand j’arriverai devant Dieu le Père,
j’aurai des choses à lui dire !
Et vous avez ri.
Mais je mentais.

Quand je vais arriver devant Dieu le Père,
je vais lui dire :
« Voilà, c’est moi.
Je suis revenu.
C’était un beau voyage.
Un grand merci.
Amen. »
Par Eärwen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus