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Jeudi 26 mai 2005 4 26 /05 /2005 00:00

Soudain, hier soir, j'ai eu envie d'aller au cinéma au lieu de rentrer. C'était impératif. Tant pis si je me couche encore à 1h, j'avais besoin de ma dose. Pas n'importe laquelle. Pas une comédie (c'est mieux d'être plusieurs), pas une film d'action genre Sahara (gasp!), non, une envie d'être surprise. Comme ma dernière envie de ce genre ("Innocence") avait été une belle découverte, j'étais prête à retenter l'expérience. Je sentais aussi que ce film n'allait pas rester à l'affiche très longtemps.

Je l'avais repéré par son affiche dans un arrêt de bus et aussi par le fait que je n'en avait pas entendu parler (!), alors qu'il y avait Robert de Niro, Harvey Keitel, bref, des pointures dont d'habitude on entend arriver les prestations. En plus un film historique...et puis le sujet me fit penser à "la Controverse de Valadolid", une perle. Donc, allons-y !
J'ai eu du mérite car, Dieu sait pourquoi, les pubs ont durée 25 minutes ! Ce qui m'a permis de me souvenir de ce que je voulais faire ce soir là: appeler Manou pour son anniversaire et rappeler Valérie (il faut croire que je cherche les occasions de louper les rendez-vous téléphoniques, c'est maladif !).

Le démarrage du film m'a un peu déçue: la photo n'était pas très recherchée; on sentait qu'on assistait à une reconstitution; on ne se sentait pas à l'époque. Finalement, j'ai réussi à y rentrer...à peu près; mais de Niro avec une mitre sur la tête, décidément, non, ça ne le faisait pas. Harvey Keitel quant à lui n'a pas pu donner toute sa mesure, Gabriel Byrne avait trop de cheveux sur la tête (où est votre tonsure mon frère ?...), Dominique Pinon parlant anglais avec une perruque à la Louis XIV (aïe, aïe, aïe)...que de bons acteurs mal utilisés ! Enfin, pour rattraper il y avait Geraldine Chaplin en abbesse pleine de compassion avec une magnifique coiffe démesurée (elle passait à peine dans les escaliers ! C'est à se poser des questions sur la fonction de cette tenue...).

Pourtant le sujet est intéressant (je vous en parle enfin): au début du XVIIIeme siècle, au Pérou, un pont se brise, entraînant dans l'abîme 5 personnes. Un moine franciscain qui assiste à la tragédie en est tellement marqué qu'il va enquêter pendant plusieurs années pour tenter de trouver un sens à la mort de ces 5 personnes que le destin (Dieu en ce temps là) a choisi de sacrifier ce jour là. Au cours de ce voyage dans ces vies, l'amour sous toutes ses formes est présent: filial, parental, romantique, fraternel, mystique; silencieux, rejeté, lyrique, passionné...belle peinture. Malheureusement les performances ne sont pas mises en valeur, les aller-retours entre le procès du moine et les flash back sont déroutants, les dialogues sont alambiqués au détriment parfois de l'émotion: voilà ce qui manquait: l'émotion.

Tout cela donne plutôt envie de lire le livre de Thornton Wilder dont est tiré le film; ou de tester une des deux autres adaptations au cinema qui datent de 1929 et 1944...

Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Samedi 28 mai 2005 6 28 /05 /2005 00:00
Comment passer à côté ?...
Evidement, je suis allée voir "Revenge of the Sith" (désolée Francis, mais ne t'en fait pas, je suis ok pour y retourner. Et tu peux lire la suite, il n'y a pas de spoilers, sauf pour ceux qui n'ont pas vu la première trilogie; ils existent, si si ! des petits veinards qui ont encore des heures de plaisir cinématographique devant eux _ je parle de la première trilogie bien sûr !).

On avait tellement attendu ! On avait tellement attendu et on avait été tellement déçus ! Pendant 15 ans nous avions tous rêvé à ce que seraient les épisodes suivants, avions abreuvé notre imagination des mille et un romans publiés sous le logo Star Wars, des comics, des mangas même, et pour d'autres que moi , des jeux de rôles et sur la fin, des jeux vidéos. Et l'episode I est venu tout gacher ! Quoi ? Lucas avait fait preuve de moins d'imagination que nous ?? Mais alors pour quoi avons nous attendu ?

Pour l'episode II, nou nous étions remis à espérer: allons, l'épisode I était une erreur de parcours; il fallait "exposer les personnages et les enjeux " (excuse que je n'ai jamais compris), bref: nous étions prêts à passer l'éponge. Malheureusement, si il y avait eu un mieux, nous n'étions pas ressorti plus convaincus du 2eme. Pffff, le mythe était mort, vendu au marketing. Alors voilà, nous sommes définitivement des adultes maintenant ?... (et notre PeterPan intérieur de crier silencieusement: Nooooooonnnnnn!).

Alors vous pensez, l'épisode III...on y est allés par acquis de conscience! Avec un regard presque apitoyé sur ceux qui s'acharnaient à encore y croire et qui ont fait la queue en costume de Dark Vador pour le mardi soir à minuit ! Et pourtant, et pourtant... je ne serais pas complétement honnête si je n'avouais pas qu'il restait un brin d'espoir (c'est beau). La planète des Wookies, que je n'avais vu qu'en bande dessinée, la fin de la République dont les héros de la première trilogie parlaient avec des trémolos dans la voix, le duel entre Anakin et Obi Wan Kenobi...tous ces moments mythiques dont on avait juste entendu parler sans que personne à part Lucas himself n'ai eu le droit de les déflorer...Pas le choix: il fallait y aller pour VOIR.

C'est donc sans tambour ni trompette, mais quand même la première semaine que Anne et moi (et presque Philippe) y sommes allées. Petite angoisse en arrivant: le système de réservation d'UGC avait planté. Les pauvres caissiers étaient plus flippés que nous: il fallait que ça arrive le samedi après la sortie du film ausis attendu. J'ai quand même eu ma place et nous avons trouvé deux malheureux sièges au premier rang.

Le générique de début défile: et là, je reconnais que Lucas a trouvé un moyen quand même formidable pour nous plonger directement dans le feu de l'action: le texte nous décrit le contexte politique et nous épargne l'introduction: bam! Nous voilà en pleine bataille spatiale.

Et pour la suite...messieusr dames, il faudra y aller. Il n'y a rien que je déteste le plus que les spoilers; je ne les infligerai pas aux autres. Par contre je peux vous donner mon feeling.

Et bien, j'ai été surprise. Surprise surtout de ma réaction à certaines scènes. Et notament, le passage d'Anakin du côté obscur de la Force (elle prend toujours un F majuscule, j'adore !). Pour la première fois au cinéma, on voyait ce moment tragique dont Yoda nous avait tellement rabaché les oreilles. J'en était clouée sur mon siège. Sûrement en partie car elle était mise en scène de manière très similaire à une scène qui m'avait traumatisée. Je m'explique.
Moi qui ai acheté un gros paquet de romans Star Wars parlant des années postérieures au Retour du Jedi, j'y lisais des références à un épisode absolument introuvable dans ces romans: le passage de Luke du côté obscur (Maman !). Je vous assure ça m'a tracassé pendant plusieurs années: où et comment diable cela s'était-il produit ? Jusqu'à ce que, enfin, je le trouve: non dans un roman mais dans un comic ! Fiou ! Si j'avais su que tous les auteurs se donnaient le mot ! Je me souviens que je l'avais enfin déniché aux US lors d'une conférence: dans le Mall voisin il y avait une boutique de comic. Je suis retournée avec à l'hotel et l'ai lu devant mon petit déjeuner pantagruélique. Au moment ultime, j'ai sursauté et fait sursauter mes voisins. C'était trop horrible ! Et bien la scène de l'episode III est assez similaire dans la disposition des personnages et même dans les dialogues. Intéressant non ?
Et puis la naissance de Luke et Leia; c'était trop cute !!! Avec en plus l'excitation genre: "les voila !!!!!!!!!!".
Voilà deux moments où ma flamme de fan a résonné; preuve qu'elle n'était pas encore complètement éteinte. Et c'est ça qui m'a calmée.
Les transitions de style entre les deux trilogies sont aussi assez bien gerées: le design des vaisseaux spatiaux, des costumes (parfois plus ou moins subtilement): on voit qu'ils y ont énormément réfléchi et que cela ne portait pas simplement sur la coiffure d'Anakin.
Maintenant, il y a des faiblesses indéniables, de scénario, de dialogues, de jeu d'acteur...mais globalement, j'ai passé un bon moment. Et bien entendu on ressort avec l'envie irrésistible de revoir les 3 premiers dans la foulée: les ventes du coffret DVD vont bondir, il n'y a aucun doute (Anne et moi étions prêtes à faire l'achat le lendemain dimanche, c'est dire).

Bon voyage intersidéral à ceux qui le choisiront...
Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Lundi 30 mai 2005 1 30 /05 /2005 00:00

En bref: mes envies prochaines de cinéma, pour vous donner des idées si vous en cherchez, et pour m'écrire si ça vous tente d'y aller en compagnie.

Cavalcade: la bande annonce m'a séduite, alors même que je n'avais aucune idée de qui était Bruno de Sabenrath: le jeune dieu de la jet-set parisienne devenu tétraplégique suite à un accident de voiture et dont le roman a inspiré le film.

Va, vis et deviens: ça fait un moment qu'il est à l'affiche, j'espère ne pas le louper: en 1984, une femme chrétienne fait passer son fils pour juif pour le sauver d'un camp de réfugié: il sera élevé en Israël.

Le cauchemar de Darwin: un documentaire effrayant qui va vous donner envie d'y regarder à deux fois sur l'origine de ce que vous achetez à manger.

Sin City: mouaif, mouaif...visuellement sûrement superbe mais la violence me fait peur...il faudrait un garçon intéressé pour m'héberger dans ses bras pendant les scènes gore ;)

Vous pouvez trouver les synopsis et bandes-annonces sur www.allocine.fr par exemple

Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Lundi 6 juin 2005 1 06 /06 /2005 00:00
J'ai un peu étoffé les liens: l'imdb est l'endroit où aller quand vous vous demandez de quel film/acteur/réal je parle: c'est LA base de données de référence. Le site de rumeurs est Cinemovies.fr, qui est pas mal quoiqueil' ne parle pas assez de films autres qu'américains à mon goût.

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Je viens de finir "La légende de Zaitoïchi, le masseur aveugle". Ce n'est pas la version de Kitano, mais celle qui date de 1962, avec Shintaro Katsu.
J'avoue, c'est le premier jidai geki que je vois et qui n'est pas de Kurosawa (le jidai geki est, en gros, dans le cinéma japonais, l'équivalent de nos films de cape et d'épée. Un peu le film de sabre et sandale quoi, lol. Je me suis toujours demandée si le mot "Jedi" ne venait pas de ça d'ailleurs!). Et bien je n'ai pas été déçue ! Evidement, je préfère Toshiro Mifune et les cadrages de Kurosawa, mais on ne va pas se priver de tous les autres films sous prétexte qu'ils sont moins bons ! (sur ce point, il me faut dire que quand j'ai découvert Kurosawa il y a 5 ans, j'ai eu BEAUCOUP de mal à regarder autre chose pendant plusieurs mois: tout me paraissait d'une médiocrité confondante).

Pour revenir au film: une base d'intrigue assez classique mais un scénario bien travaillé; des acteurs intéressants, une très belle lumière (quelques cadrages un peu incongus mais ça ne gêne pas outre-mesure), très peu de combats (je préfère et c'est un gage de profondeur souvent dans ce genre de film)...non non vraiment, ça vaut le coup d'oeil (mais si vous démarrez, attention, je vous défend de regarder autre chose que "Sanjuro" ou "Yojimbo" ! On ne plaisante pas: si vous ratez l'entrée, c'est fichu, vous vous fermez à un pan entier du cinéma asiatique).
Bref, j'ai maintenant envie de me mettre à "Babycart", puisqu'il est aussi à la DVDthèque du boulot (ah le bonheur de travailler dans un milieu où on est certain de trouver des gens qui peuvent parler cinéma pendant des heures sans se lasser...)
Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Lundi 13 juin 2005 1 13 /06 /2005 00:00

j'ai enfin vu "The Butterflly Effect" dont on m'avait tant parlé. Encore un de ces films que je n'ai pas eu le temps d'aller voir lors de sa sortie.
J'étais curieuse car la fameuse métaphore de la théorie du chaos à l'origine du titre du film (le battement d'aile d'un papillon peut résulter en un cyclone sur l'autre hémisphère) était à la base d'une nouvelle de SF qui m'avait marqué ado. Je crois qu'elle était d'Asimov; et elle m'avait marquée car contrairement à la plupart des récits de SF dont je m'abreuvais, qui sont somme toute assez innoffensifs, elle m'avait mis mal à l'aise.

C'était l'histoire de cet homme vivant dans un futur où le loisir le plus onéreux est de partir à la chasse dans le passé, pour abattre le gibier ultime, le dinosaure. On le briefe bien avant de partir: il va abattre un animal qui va mourir de toute façon, afin que son geste ne perturbe pas le cours de l'avenir. Pour éviter toute interaction, il doit de surcroit impérativement rester sur une passerelle qui ne touche pas le sol. Bref, notre héros remonte le temps, se paye une belle émotion en abattant le tyranosaure; mais trébuche et met un pied hors du chemin. Bon, ça n'a pas l'air bien grave, il décide de ne pas reporter l'incident. Il repart dans son présent, et à la sortie de la capsule, il est éberlué: l'homme qui l'avait envoyé dans le passé n'est plus le même, la mode est complètement différente, le candidat gagnant à l'election de la veille n'est plus le même etc. Et il découvre sous la chaussure: un paipillon écrasé. Et puis je ne sais plus à la suite de quel logique, l'employé lui annonce qu'il va devoir lui oter la vie, pour rétablir le cours initial du temps. Enfin, c'est la disproportion qui est traumatisante: un insecte écrasé et on finit au casse-pipe. Brrrr !

Donc le film est basé sur le même principe à peu près: on suit l'histoire d'un jeune homme, de 7 ans à 22 ans environ, qui est sujet à une maladie mentale qui lui occasionne des blackouts, des trous de mémoire dans les moments les plus traumatisants de sa vie, ce qui le laisse relativement équilibré, alors que ses amis d'enfance, pas aussi "chanceux", sont eux marqués à vie par les expériences qu'ils partagent. Adulte, il découvre qu'il peut accéder à ces souvenirs occultés et sous forme de rêves éveillés, remodeler le passé. Il tente alors de réparer toutes les personnes autour de lui; mais "effet papillon" oblige, il ne maitrise pas toutes les conséquences des changements qu'il suscite.

Le concept est très bon. Les acteurs sont excellents. La réalisation est intéressante; Les effets visuels sont efficaces et assez discrets somme toute. Pourtant j'ai été un peu déçue. (à partir d'ici: SPOILERS)

La première fois qu'il change le passé, il reviens dans un monde très différent de celui qui l'a laissé: c'est comme si la société avait évolué différement, juste par son geste pour aider une personne. Bien que ça soit un peu outré comme vision (et saturé au niveau des couleurs, mamma mia ! On attérit à Barbie-land!), même trop pour être crédible: comment son geste a pu amener des changements aussi radicaux; j'étais partante pour le trip. Le problème c'est que ses changements ultéreurs, si ils modifient radicalement sa vie à lui, ne semblent pas affecter le reste du monde comme cela l'avait fait la première fois. C'est comme si les réalisateurs (ils sont deux) avaient trop déliré la première fois et était revenu à quelque chose de plus sage ensuite. Bref, j'ai trouvé que ça brisait d'unité. Maintenant, je n'ai peut-être pas remarqué les changements les autres fois ?...Si quelqu'un a vu le film et a un avis différent, je veux bien l'entendre.

Dans le genre film à tiroirs, j'ai préféré "Donnie Darko" (un petit bijou).

Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Samedi 25 juin 2005 6 25 /06 /2005 00:00

Quelle bonne surprise hier soir !

Cela faisait 2 semaines que je trépignais, faute de temps, et enfin l'occasion s'est présentée: la chaleur aidant, Lilfaity a accepté un ciné version "tout sauf Les Poupées Russes":. Héhé, et zou, la fée emmenée par l'elfe (qui a son petit côté obscur) voir "Batman Begins".

Les rumeurs avaient couru longtemps, et à se ronger les ongles: ce film allait-il être fidèle à l'esprit du comics légendaire de Frank Miller, "Batman Year One" ? (qui est le premier album comic que j'ai acheté de ma vie, snif, c'est beau quand quelqu'un découvre un chef d'oeuvre...).
Quelle inspiration allait puiser le réalisateur petit génie Christopher Nolan (Insomnia, Memento) dans les graphismes déchirés de "Todd Mac Farlane" ?
Et le bellâtre là, allait-il faire l'affaire ?

La bande-annonce m'avait fait très peur: on ne retrouvait pas l'atmosphère sombre et torturée attendue mais une ambiance à la "Fast&Furious": Batman en playboy amant les grosse voitures: sacrilège ! Pourtant les visuels étaient remarquablement Milleriens...

Quand les premières reviews sont tombées sur internet: étonnement: c'est positif !...mais les critiques de journalistes qui suivent ne sont pas encourageantes du tout. C'est pas vrai: le marketing s'est servi des sites de rumeurs pour faire de l'intox ou quoi ? Enfin, encore un indice contradictoire: un copain de collègue, fan du comics, a adoré. Ah ? L'espoir subsiste. Donc, voilà, j'y suis allée sans trop savoir à quoi m'attendre.

Le verdict: ...

C'est le meilleur Batman, pour vrai !!!!

La photo d'abord: superbe. Les éclairages en contre, un vrai régal: les cases de la BD sublimées.


Les posings: parfaits ! Batman se découpant telle une nouvelle gargouille au sommet d'un building art-déco: quel soupir de satisfaction de voir cette image enfin réussie !
Les combats (c'est votre elfe qui parle, vous y croyez ?...): remarquable en ce sens qu'ils reproduisent l'aspect confus et flou d'un vol de chauves souris.
Le scénario: rien à redire. C'est du comics quoi ! Et finalement, ça ne se bat pas énormément, proportionnellement à la longueur.
Le casting: impeccable. Qui aurait pensé à Gary Oldman pour le commisaire Gordon; et maintenant c'est une évidence. Le bellâtre (il s'appelle Christian Bale au fait) a finalement une présence indéniable et une voix...excellente (mais pourquoi personne n'y a pensé avant ?). Liam Neeson, que j'avais eu peur de voir refaire le maître jedi, s'en sort tout à fait. Non, vraiment, bien vu
Et enfin, le majordome: magistral Michael Caine.

J'ai eu des frissons dans le dos à la scène où la copine-justicière à sa manière, apprend qui est le héros masqué...d'ailleurs, ça m'interroge cette réaction. D'abord, c'est un moment mythique pour tout histoire de super-héros. Il faut voir comment il est amené, travaillé; je crois que les scénaristes des comics et des films doivent y pasers des nuits blanches tellement c'est important. Cette scène est censée faire plus d'effet que la victoire sur le bad guy. Contrairement à la défaite d'un super-méchant, qui se reproduit une fois par album, la révélation, c'est quelquechose d'unique: une fois que la copine est au courant, on ne pourra plus JAMAIS la refaire ! Est-ce que cette scène fait autant d'effet aux garçons ?...Rassurez moi: il n'y a pas que moi qui frissonne à ce moment là ! ?

Le masque qui tombe...et notez, pas forcément le masque physique, mais le masque invisible...celui que nous portons tous ?...C'est un instant de fragilité extrême pour un héros indestructible; parceque lui qui vit masqué, se dévoile, humain, face à la femme qu'il aime. Quelle va être sa réaction ? Comment va-t-elle vivre ce basculement de sa vision du monde ? Et pour lui, l'angoisse: va-t-il continuer à être aimé maintenant qu'il s'est complètement ouvert ? Quel geste d'amour ! Et c'est si bref...un moment où l'être est sur le bord d'un précipice, presque en déséquilibre, prêt à tomber ou à prendre son envol (et vous verrez dans le film, c'est représenté tel quel). C'est beau aussi parceque c'est un geste Yin, chez quelqu'un qui incarne de façon extrême les valeurs Yang. Comme si, quand un homme s'ouvre, quelque chose de merveilleux au fond de lui, jusqu'alors bardé de fer et d'ombre, était exposé à la lumière (bon, ça aide que ce soit Batman, mais on peut le voir de manière un peun plus large non ?)

En bref, n'hésitez pas. Même notre fée a aimé, donc, messieurs, vous pouvez y emmener vos belles :)

Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /2005 00:00

Le jeu envoyé par la Fée est trop tentant! Evidement, s'agissant de cinéma, il a fallut que je me bride !
Pour lire ses réponses à elle en images s'il vous plait, filez tout droit icitte

Combien de films voyez-vous par an ?

De moins en moins, ouin ! Si on m'avait dit que travailler dans le cinéma voulait dire ne plus y aller, j'aurais halluciné !


Quel est le dernier film que vous ayez vu au cinéma et en Dvd?

Au ciné, "L'interprète" de Sydney Pollack. Pas mal...mais j'ai préféré Batman Begins ! (indécrottable fan de fantastique, c'est terrible).

@ home:

"La vie privée de Sherlock Holmes": puisque j'étais plongée dans l'édition Sherlock Holmes, the Complete Novels and Series, Volume I, j'ai eu envie de voir cette adaptation de Billy Wilder. Ce fut un régal au début: je retrouvais des répliques et des mimiques texto comme dans les 30 histoires lues les 2 semaines précédentes. Par contre, le déroulement de l'intrigue m'a déçue: le vrai Sherlock Holmes était soumis à des challenges autrement plus coriaces !


Quel est le film que vous avez envie de voir ou de revoir ?

Actuellement, "Batman ! Doudoudoudoudoudoudou, Batman !"

Constament: un des films de la liste de la dernière question.

En ce moment: la Moustache, car j'adore Vincent Lindon et le sujet seul est quand même intriguant.


Quand vous regardez un film comment vous comportez vous ?



Citez les 5 films qui vous ont le plus marquée?

Un film de Scrocese dont on ne parle pas assez: "Kundun", ou la jeunesse du Dalai Lama jusqu'à ce qu'il s'exile. Envie immédiate de partir en croisade contre le gouvernement chinois et de se plonger dans les textes bouddhistes.

J'ai trouvé l'affiche en japonais, elle est trop bien.

Si quelqu'un arrive à me dénicher sur n'importe quel support le documentaire fait sur le tournage du film (A la rencontre de Kundun avec M. Scorcese), je fais devant lui les 3 salutations.


Morceaux choisis de la vie de St François d'Assise. Et après je suis partie à Assise direct, en chantant les chansons trop seventies et trop belles du film à tue-tête dans ma voiture.


Les yeux bleus de Peter O'Toole, le désert (que je suis allée visiter: la Jordanie, un pays à ne pas manquer). L'affiche était au dessus de mon lit rue d'Aboukir, pour ceux qui se souviennent.

Je sais pourquoi je fais ce métier (Georges, c'est ta faute !)

Aka Hige de Kurosawa (et du coup je suis allée au Japon). La perfection cinématographique, rien de moins.


et puis comme c'est MOI, j'ai droit à un joker pour (un caramel si vous trouvez ce que c'est):

A qui le tour ?

J'ai passé le relais à Cali et Mathias: à vous les expats !


Par Eärwen - Publié dans : Grand Ecran
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