Une phrase finie en haut d'une page de cahier avait laissé le mot "tête" tout seul.
J'ai enchaîné.
Tête plate, tête pleine. Citrouille remplie de bouillie, marmite mijotant, gros bouillons. Je touille-touille et tourne en rond. Où est la sortie ? La cheminée, pour évacuer le trop plein, le trop plein de prise de tête. Voilà le chou qui intervient. Lâchez le dans la tambouille, qu'il fonde, qu'il se déroule et qu'il ne reste plus rien, juste de la vapeur, un fumet qui monte, aérien, libéré de la chose. Liberté, dans le vent, s'évanouir, les molécules dispersées, adieu la pesanteur, le poids du dos courbé. Mais...les mains ! Il n'écrit rien le vent. Il console mais ne peut être enlacé, il hurle mais ne peut être calmé. Ah fais moi par tes mains exister, que je comprenne enfin pourquoi mon corps est fait. Tu l'as fait naître. Porte moi dans tes mains, tremblante et affolée, et lance moi dans le ciel azuré.
Par Eärwen
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Publié dans : Ecrits
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